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L’auteur du « Réveil du Zelphire » nous dit tout !

A DLire, nous avons eu un vrai coup de coeur pour le premier album de Karim Friha. Du coup, nous avions plein de questions à lui poser. Ca tombe bien, il a bien voulu nous répondre.

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D Lire : Comment est née l’idée d’inventer les Zelphires, ces êtres aux pouvoirs particuliers ?

Karim Friha : Parfois, les idées surgissent au coin d’une rue, lors d’une promenade, par surprise ! Le premier personnage que j’ai créé est Apolline, une petite orpheline martyrisée par les autres filles de son orphelinat, jalouses de ses beaux cheveux longs et dorés. Elles les lui tiraient sans cesse jusqu’au jour où ils se sont défendus tout seuls. C’est ainsi que j’ai pensé à la relation entre le corps et l’esprit. Quand l’esprit est blessé, le corps réagit, comme pour se défendre. Les héros du "Réveil du Zelphire" ont subi un traumatisme dans leur enfance, et ont développé d’étranges pouvoirs…

- Déluge de personnages et rebondissements en cascade, comment on s’y prend pour construire une telle histoire ?

J’ai d’abord créé les protagonistes, avec leur passé et leur parcours. L’histoire s’est ensuite construite autour de cela. Je voulais écrire un vrai récit d’aventure, avec pleins de personnages, des gentils, des méchants, aux pouvoirs sympathiques ou terrifiants. Je les ai ensuite plongés dans un XIXe siècle imaginaire, avec des machines à la Jules Verne.

- Pour un coup d’essai, cette première BD est une vraie réussite. Comment avez-vous acquis cette maîtrise ?

- Merci ! C’est un peu instinctif. Je dessine et raconte des histoires depuis mon plus jeune âge. A l’époque, je recopiais les BD que j’empruntais à la bibliothèque. J’inventais le cousin éloigné d’Astérix ou j’imaginais la suite des films que je regardais. Désormais, je dessine et lis autant que je peux. Parfois, je regarde simplement autour de moi et mon imagination fait le reste.

- En dessinant cette histoire, avez-vous pensé qu’elle pourrait s’adresser à des enfants malgré ses côtés très noirs et violents ?

- Oui, car mon style de dessin désamorce le côté sombre que peuvent avoir certains passages, et aussi parce que les enfants adorent avoir peur ! Les contes classiques que tout le monde connaît sont, à l’origine, bien plus cruels que mon histoire.

- Avez-vous été inspiré par des écrivains ? Des auteurs de BD ? Des peintres ?

- Je suis passionné d’Histoire, et en particulier du XIXe siècle. Charles Dickens, Jules Verne, Victor Hugo m’ont beaucoup influencé. Comme d’autres artistes de l’époque : Goya, Manet, Gustave Doré ou Arthur Rackham. Tous ces auteurs ont abordé à leur manière des thèmes qui m’intéressent : la différence, l’injustice, l’étrangeté, la féerie, l’aventure.

- Y aura-t-il une suite ?

- La suite est écrite, je vais commencer à la dessiner. On retrouvera Sylvan, Séraphine, le Professeur Wernes, Léonore et les enfants ! Je ne peux rien dire sur l’histoire, sauf que vous avez déjà vu le méchant principal, qui apparaît une fois dans une case du premier tome. Chaque tome ayant sa propre histoire, je n’ai pas déterminé combien la série en comptera !

Propos recueillis par Benoit Marchon

 

COMMENTAIRES
  1. belmahjoui maik dit:

    moi je le trouve cool

  2. Marine_Tools dit:

    pourquoi pas:)

  3. tazzzergirl dit:

    ça a l’AIR BIEN MAIS UN PEU LUGUBRE QUAND MEME VU LA TETE DU HEROS (ENFIN SI C’EST UNE TETE)!!!!!!!

  4. Orane grussin dit:

    ça a l’air… génial mais faut vraiment avoir l’âge pour le lire hein ???

  5. Mouelhi dit:

    Moi je trouve que ce livre est très bien, jai hâte de le lire !

  6. Yousouka230 dit:

    Moi, je pense que ça doit être un trés bon livre !!!

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